Bref historique des activités au Fort Ingall
La Société d'histoire et d'archéologie du Témiscouata a vu le jour au début des années 70. Sa mission première était de voir à la reconstruction du Fort Ingall, une forteresse britannique en bois datant de 1839 qui avait disparu du paysage. De 1967 à 1978, on a mené différentes campagnes de fouilles, en s'appuyant sur la recherche historique. Une collection imposante d'artefacts a été mise au jour (55 000 artefacts). Tous les objets (objets de toilette, tuniques militaires, canon de fusil, coutellerie, porcelaine, éléments de quincaillerie, os, écofacts, etc.) rappellent la présence britannique dans la région. En 1989, un concept d'interprétation a été élaboré; une partie de la collection est depuis présentée au public grâce à une exposition interactive et à des démonstrations archéologiques.
La dernière campagne de fouilles, qui s'est déroulée en 1992, a permis de dégager les vestiges d'un four à chaux découvert lors de la reconstruction du fort. Le four aurait servi avant la construction du fort et aurait été alimenté avec des pierres provenant du mont Lennox, situé sur l'autre rive du lac Témiscouata. Ce four est actuellement mis en valeur lors des activités d'interprétation.
L'archéologie dans la région du Témiscouata
Dans les années 60, les recherches de Charles A. Martijn ont permis de répertorier 25 sites amérindiens dans le secteur du lac Touladi. Ces sites témoignent d'une occupation ancienne (2 000 à 5 000 ans) et de l'importance de cette voie de communication pour les Amérindiens circulant entre le Saint-Laurent et l'Atlantique.
De 1991 à 1993, l'Université de Montréal et notre société avons réalisé plusieurs fouilles dans la région du lac Touladi. La découverte, quelques années plus tôt, d'un affleurement de chert (« silex » canadien utilisé par les Amérindiens pour faire des outils) et la très grande concentration d'objets fabriqués avec cette pierre laissaient croire qu'on y avait mené intensivement des activités de taille de la pierre. La présence de cette source d'approvisionnement et les nombreux campements ayant servi d'ateliers de taille confirment l'importance de la région avant l'arrivée des Européens.
Un site de 11 000 ans à Squatec
La région du lac Touladi n'est pas la seule a avoir fait l'objet de sondages archéologiques. Un autre projet a été réalisé par des chercheurs de la firme Etnoscop. Ce projet visait à documenter le mode d'appropriation de la région du Témiscouata par les Amérindiens. À Squatec, un site en particulier s'est démarqué par sa chronologie ancienne; il pourrait dater de 11 500 à 10 500 ans avant aujourd'hui, ce qui en ferait l'un des plus anciens du Québec.
Pour en savoir plus
Voir aussi :
Fort Ingall / Société d'histoire et d'archéologie du Témiscouata
81, chemin Caldwell, C. P. 464
Cabano (Québec)
G0L 1E0
roseraie@transcom.qc.caTéléphone : 418 854-2375
Télécopieur : 418 854-0416
- Fort Ingall de Cabano (Direction du Bas-Saint-Laurent)
- Installations de défense militaire
- Publication : Fort Ingall, Cabano
Illustrations
1. Ensemble d'artefacts présentés dans une des salles d'exposition du Fort Ingall. (photo: Société d'histoire et d'archéologie du Témiscouata)
2. Fouilles archéologiques sur un des sites du lac Touladi par les chercheurs de l'Université de Montréal, en 1991. (photo: Société d'histoire de d'archéologie du Témiscouata)