Comité d'histoire et
d'archéologie subaquatique du Québec

Le Comité d'histoire et d'archéologie subaquatique du Québec (CHASQ) fut créé en 1978 par un groupe de chercheurs. Les objectifs de la société sont d'acquérir, par la fouille archéologique d'épaves de bateaux submergés dans les eaux du Québec, des connaissances sur la navigation, la construction, le commerce et la vie à bord depuis les débuts de la colonie, puis d'en faire la diffusion. Affilié depuis sa fondation au musée Stewart de Montréal et épaulé par une poignée de chercheurs œuvrant dans les milieux universitaires, muséaux et privés, le comité s'assure ainsi d'une expertise tant pour la recherche que pour la publication de ses travaux en archéologie et en histoire maritime. En vingt ans, les chercheurs ont mis au jour plus d'une quarantaine de sites et publié ou présenté plus d'une cinquantaine de conférences et d'articles de vulgarisation scientifique au Canada, aux États-Unis et en Europe. Voici les nombreuses réalisations du CHASQ, depuis leurs premières activités jusqu'aux plus récentes. Elles sont présentées par aires de recherche.

La rivière Richelieu

De la frontière américaine à Sorel

Dès sa création, le comité oriente ses recherches sur l'importante voie de navigation qu'est la rivière Richelieu, affluent majeur du Saint-Laurent. L'objectif est de faire un inventaire systématique des ressources archéologiques submergées dans le lit de la rivière, depuis la frontière américaine du lac Champlain jusqu'à Sorel, une distance de ll0 kilomètres. Les recherches s'étendent sur une période de trois années, de 1978 à 1980, pendant lesquelles 40 sites seront inventoriés et évalués.

Épave d'un « passeur d'eau » Les épaves nous font connaître les types d'embarcation qui ont permis au Québec d'établir des liens économiques étroits avec les États-Unis : des bacs qui servaient à traverser les riverains d'une berge à l'autre ; des bateaux à fond plat utilisés dès le 17e siècle comme moyen de transport sur la rivière ; des barges qui deviendront au 19e siècle l'élément principal du transport maritime intérieur. Pensons aussi aux quais, ces constructions qui servent de lien entre la terre et le milieu maritime. Toutes ces découvertes permettent de mieux évaluer le degré d'avancement technique des artisans de la vallée.

 

 

Saint-Jean-sur-Richelieu

L'archéologue André Lépine présentant les artefactsEn 1980, le comité entreprend la fouille subaquatique des installations portuaires du fort Saint-Jean sur la rivière Richelieu, un site (BhFh-9) d'occupation militaire français, anglais et américain depuis le 17e siècle. L'objectif est de situer dans le temps les quais construits sur la berge face aux fortifications et d'en définir l'aménagement. Le plan de travail comporte une étude stratigraphique des dépôts d'artefacts et une étude structurale des pilotis submergés. Ainsi, les centaines d'artefacts (pipes, terres cuites, bouteilles, boutons et insignes militaires, outils, etc.) retirés des boues se situent dans une fourchette temporelle s'étendant du Régime français (v.1730) à la Guerre de 1812. Par ailleurs, l'utilisation militaire des installations portuaires du fort semble prendre fin vers 1823, avec l'aménagement du Bureau des Douanes.

 

Le lac Champlain

Une moque prisonnière de son estrope.Parallèlement à ses recherches sur la rivière Richelieu, le CHASQ s'engage en 1978 dans l'exploration des eaux entourant l'île La Motte au lac Champlain, dans le but de localiser des navires perdus lors des affrontements navals de 1814. Un projet voit le jour, associant le musée Stewart, la Division of Historic Preservation de l'état du Vermont et le Dr Harold Edgerton du Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.) de Cambridge. Plusieurs épaves sont détectées à l'aide du sonar acoustique, dont un voilier de transport communément appelé par nos voisins américains un Hudson River Sloop, un bateau construit au milieu du 19e siècle, avec à son bord une cargaison de marbre. Cette épave, qui gît dans les eaux froides du lac à une profondeur de 21 m, est remarquablement bien préservée. Les chercheurs américains du Basin Harbor Maritime Museum (devenu depuis le Lake Champlain Maritime Museum), dans l'état du Vermont, considèrent que la découverte de ce sloop de transport leur a fourni des données comparatives uniques sur la construction et le commerce de ces sailing canal boats sur le lac Champlain et le canal Hudson. Ce projet a aussi permis aux chercheurs du comité de parfaire leurs connaissances dans le domaine de l'exploration à l'aide du sonar acoustique et de développer leur expertise dans la plongée en eaux profondes.

Le lac Memphrémagog

Cette pirogue et sa cargaison ne sont jamais arrivées à destination.En 1981, le CHASQ fait l'expertise d'une épave découverte dans le lac Memphrémagog à la hauteur de Georgeville. Coulée à une profondeur de 12 m et chargée de briques, l'embarcation est longue de plus de 10 m, large de 1,25 m, avec des flancs d'environ 30 cm de haut. L'examen révèle qu'il s'agit d'une pirogue monoxyle assemblée, seule embarcation de ce type identifiée en eaux canadiennes. En Europe, dans les fleuves et les rivières, plusieurs de ces embarcations ont été découvertes, fouillées et renflouées. La pirogue du lac Memphrémagog a été construite au 19e siècle, selon une méthode empruntée à la pirogue amérindienne et à la barque européenne.

La baie de Gaspé

Des canons amputés de leurs affûts.Fort de ces expériences qui ont permis à ses chercheurs de parfaire leur expertise dans les domaines de l'histoire maritime et de l'archéologie subaquatique, le comité élargit, de 1981 à 1983, son aire de recherches jusqu'au littoral gaspésien. Aidé par le musée Stewart et l'Institut canadien de Conservation, il entreprend la fouille subaquatique du site du naufrage d'un bateau marchand du 18e siècle à la pointe Jaune dans la baie de Gaspé.

Il s'agit d'une épave dont la coque a été totalement « consommée » par les éléments marins. Le site (DdDb-3) se compose de onze canons de fer, d'une ancre très corrodée et de quantité de masses calcaires renfermant une partie du contenu de l'épave : boulets de canon, obus, monnaies, pipes, terres cuites, verres, agrès, matériel de pêche. Le tout repose sur une sorte de tumulus constitué des pierres de lest du vaisseau coulé. La fouille des restes de cette épave a permis de mettre au jour une collection unique d'engins de pêche fabriqués selon une technologie très ancienne.

Le fleuve Saint-Laurent

Le canal Molson

Que ce soit au Canada, aux États-Unis ou en Europe, bien des chercheurs sont attirés par les épaves de bateaux anciens reliés aux grandes batailles navales et aux naufrages célèbres. Ils en oublient, peut-être sans le vouloir, d'étudier les navires qui ont révolutionné le transport maritime. L'absence de recherches sur l'introduction de la vapeur en navigation en est un exemple. Dès 1980, le comité a résolu de donner un coup de barre, de redéfinir sa problématique de recherches et de réorienter ses efforts sur ce que nous appelons la première génération de bateau à vapeur (v. 1806-1830). Nous nous sommes donc mis à la recherche des épaves des premiers bateaux à vapeur de l'armateur John Molson. Sans le savoir, nous venions de nous « embarquer » dans ce qui sera sans doute l'œuvre de notre vie !

Le John MolsonIl y a près de 200 ans bientôt, la population montréalaise fut témoin d'un événement capital pour l'histoire du développement de notre pays. Le 19 août 1809, les visiteurs du chantier naval de Hart Logan assistent au lancement du premier vapeur canadien, le P.S. Accomodation. Dès 1812, Molson met en service le P.S. Swiftsure pour remplacer ce premier vapeur totalement déclassé. Le second vapeur, équipé d'une machine Boulton & Watt de 26 chevaux, va débuter sa carrière au cours de la Guerre de 1812 ; le P.S. Swiftsure servira au transport des troupes. Deux ans plus tard, Molson ajoute à sa flotte le P.S. Malsham. En 1815, un autre industriel montréalais, Thomas Torrance, se lance dans l'aventure et s'attaque au monopole de Molson en mettant en service le P.S. Car of Commerce. La machine Boulton & Watt est copiée sur celle du P.S. Malsham. Molson, ne voulant pas être distancé, met successivement en service en 1817 et 1818 le P.S. Lady Sherbrooke et le P.S. New Swiftsure. À Québec, Black et Goudie lancent en 1817 le P.S. Lauzon et en 1818 le P.S. Québec. Ces deux vapeurs reçoivent des machines créées par la firme britannique Maudlays & Sons. En ce premier quart du 19e siècle, le fleuve Saint-Laurent voit apparaître les « chaloupes à fumée » sur ses eaux. Les vapeurs québécois sont à la fine pointe de la technologie disponible à l'époque.

Aucune des machines qui propulsaient ces vapeurs ne nous est parvenue. Ce passé industriel, qui fit de Montréal ce qu'elle est aujourd'hui, ne nous est connu que par des documents d'archives.

En 1983, les chercheurs du comité localisent avec l'aide du Dr Harold Edgerton du M.I.T., un des pionniers dans le développement du sonar acoustique et la stroboscopie, et de Paul-Émile Tremblay, un infatigable amant de la nature et de l'histoire, l'épave d'un bateau dans les eaux entourant les îles de Boucherville dans le fleuve Saint-Laurent. Ce bateau, enterré sous plus de 3 m de boue, se révélera être le P.S. Lady Sherbrooke, le quatrième vapeur construit pour John Molson. Onze années de recherches et neuf campagnes de fouilles, réalisées de 1984 à 1993 et totalisant près de 8000 heures de plongée, auront été nécessaires pour faire parler l'épave.

Les fouilles (site BjFi-4) effectuées dans des conditions souvent pénibles (visibilité nulle, pollution, herbiers, etc.) révèlent que les salles des machines et des chaudières occupent plus de 30 % de l'espace. Dans la salle des machines se trouve aussi la cuisine, ce que confirment d'ailleurs les nombreux fragments d'os de boucherie, de verre de bouteilles et de céramiques trouvés à cet emplacement. À l'avant de la salle des machines, se situent une zone d'ateliers et enfin les quartiers réservés à l'équipage. Il est possible que ces derniers aient été utilisés aussi par des passagers faute de place à l'arrière, comme le laisse entendre la découverte d'un écu en argent d'origine espagnole ; un marin ne devait pas disposer de ce genre de numéraire. À l'arrière de la salle des chaudières, se trouve une soute pour la cargaison. On passe ensuite dans la section des cabines réservées principalement aux dames. Ces cabines, très petites, mesurent 1,80 m sur 2 m ; la hauteur sous baux est de 1,90 m. Dans cet espace très restreint, deux couchettes superposées sont closes par des rideaux. La lumière naturelle y pénètre par de petits hublots carrés de 32 cm de côté. La décoration soignée est de style Adam. Les cloisons et les portes sont peintes en différents tons de blanc. Le plancher, pour sa part, est peint en jaune. Au centre et entre les cabines, une salle commune pour se reposer et prendre les repas a été conçue à l'intention des passagères.

Le P.S. Lady SherbrookeLa fouille du P.S. Lady Sherbrooke est une incursion dans le domaine de la navigation fluviale qui nous permet de voir comment nos ancêtres voyageaient. Mais il y a plus, cette recherche nous plonge dans une ère où les industriels montréalais s'adaptent à une révolution technologique majeure. En effet, l'introduction de la vapeur au début du 19e siècle équivaut à la révolution technologique de notre fin de 20e siècle.

 

Le chenal de la Petite-Rivière

Les archéologues examinent une carotte de solToujours dans le cadre de ses recherches sur l'introduction de la vapeur en navigation, le CHASQ entrepris, en juin 1988, une prospection archéologique sur le site présumé de l'épave du P.S. Accomodation, le premier vapeur canadien construit en 1809 à Montréal pour John Molson. Cette recherche a été rendue possible grâce à la collaboration du Parc des îles de Boucherville. Selon les témoignages, l'épave se situait dans la partie du chenal de la Petite-Rivière comblée en 1967, à l'île Sainte-Marguerite, à proximité du P.S. Lady Sherbrooke qui repose dans la partie non comblée de ce chenal. La famille Desrochers qui acheta l'île Molson vers 1840 (nommée île Sainte-Marguerite plus tard) raconte, comme certains habitués de l'île encore vivants de nos jours, qu'une épave dont ils pouvaient apercevoir la membrure aux basses eaux gisait à cet endroit.

Les services de la compagnie Solroc Consultants inc. furent retenus pour effectuer une série de forages archéologiques, à la suite d'une prospection électromagnétique réalisée au cours des hivers 1984-1985 par l'équipe de l'École polytechnique de Montréal, sous la direction du géophysicien Michel Chouteau. L'objectif général était de vérifier la présence de l'épave à l'emplacement d'une anomalie électromagnétique détectée lors de la prospection. S'il s'agissait bien de l'épave, on pourrait établir son périmètre et sa position stratigraphique précise, découvrant ainsi ses relations avec l'environnement souterrain ou les conditions du sous-sol. Ces données permettraient d'élaborer un programme pour des sondages archéologiques et une fouille éventuelle. Les échantillons de bois recueillis au cours des forages ont été identifiés par les biologistes du Département des Sciences biologiques de l'Université de Montréal, tandis que les forages ont été effectués sous la supervision de l'archéologue Jean-Guy Brossard, avec l'assistance technique des directeurs du Projet Molson : Jean Bélisle et André Lépine.

La reconnaissance révèle une forte concentration de bois (chêne, pin, orme, épinette, etc.) entre 4 et 5 m de profondeur. Des fragments de bois portent des marques anthropiques évidentes : un chanfrein, des traces de peinture. Quelques fragments de brique, de mâchefer et de charbon minéral sont également présents ainsi que plusieurs traces d'oxydation métallique. Les vestiges présumés d'une épave sont localisés sous la nappe phréatique dans une matrice de silt sableux meuble. L'épave pourrait être très détériorée en raison du poids énorme du remblai mis en place au cours des années 1960-1970, écrasant ainsi les parties hautes du bateau et introduisant des éléments modernes parmi les parties anciennes.

La prochaine étape de l'expertise sera de creuser une tranchée afin d'enlever mécaniquement tous les remblais modernes. Ensuite, une excavation manuelle, effectuée avec les méthodes généralement utilisées en archéologie terrestre, permettra de recueillir toutes les données nécessaires pour évaluer précisément le site, documenter son exploitation de même que l'identité du vapeur.

Le site Nisula

Examen de la partie submergée de la paroi rocheuse du site NisulaEn 1993, le comité entreprend une exploration subaquatique d'un lac localisé dans la ZEC Forestville, en Haute-Côte-Nord. Il s'agit d'un site de pictogrammes connu sous le nom de Nisula. Le site (DeEh-1), au pied d'une paroi rocheuse, présente des œuvres d'art rupestre complexes et relativement bien conservées. Notre intervention consistait à explorer la paroi rocheuse submergée afin de vérifier la présence d'une caverne et d'objets reliés au site rupestre. Dans un deuxième temps, nous devions localiser, sur les fonds lacustres, le fragment (un bloc de roc) détaché du subjectile faisant partie intégrante des pictogrammes. Pour ce faire, nous avons réalisé une courbe bathymétrique, une coupe et une modélisation des fonds lacustres dans l'environnement immédiat du site de pictogrammes et nous avons localisé, à 15 m de profondeur, un bloc rocheux de plus d'une tonne provenant du subjectile.

Pour en savoir plus

Vidéos intitulés : « Le bateau mystère de la Baie de Gaspé », Science et réalité, Radio-Canada, décembre 1982 et « Un bateau de Molson », Science et Technologie, Télé-Métropole, 1985; « Une vieille dame : la Lady Sherbrooke », Radio-Canada, 1993.

Expositions intitulées : Une histoire de vapeurs, au Parc des îles de Boucherville (halte 13 de l'île Sainte-Marguerite) et P.S. Lady Sherbrooke, au Centre d'histoire de Montréal (exposition permanente d'artefacts du bateau-vapeur).

Lieux d'intérêt : Musée Stewart (collection d'artefacts des campagnes archéologiques sur le bateau-vapeur P.S. Lady Sherbrooke); Bureau du Comité d'histoire et d'archéologie subaquatique du Québec (dossiers historiques, maquettes de la coque, boîte aux lettres du plan et reconstitutions de l'épave du bateau-vapeur P.S. Lady Sherbrooke; au Centre de documentation du Ministère de la Culture et des Communications, à Québec (rapports de terrain et documents relatifs aux fouilles archéologiques subaquatiques).

Arsenault, Daniel, « Projet NISULA, ZEC de Forestville : Travaux archéologiques », Recherches Archéologiques au Québec 1993, Association des archéologues du Québec, Québec, 1996.

Bélisle, Jean et André Lépine, Rapport de l'exploration subaquatique effectuée au pied de la paroi rocheuse du site NISULA (DeEh.1) à pictogrammes au lac de la Cassette Haute-Côte-Nord, rapport présenté à la Direction du Nord-du-Québec, ministère de la Culture, Comité d'histoire et d'archéologie subaquatique du Québec, septembre 1993.

Bélisle, Jean et André Lépine, « Le Projet Molson », La Plongée, vol. 15, no 4, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1988.

Bélisle, Jean et André Lépine, « Le transport maritime à Montréal à l'ère des premiers vapeurs », La Plongée, vol. 20, n5, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1994.

Bélisle, Jean et André Lépine, « Un vapeur du début XIXe siècle », Traditions maritimes du Québec, Commission des biens culturels du Québec, Québec, 1985.

Bélisle, Jean et André Lépine, « Une fenêtre sur les débuts de la navigation à vapeur sur le Saint-Laurent », La Plongée, vol. 18, no 4, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1991.

Bélisle, Jean, À Propos d'un Bateau à Vapeur, Hurtubise HMH, Montréal, 1994.

Besner, Liliane, « Archéologie à toute vapeur », Québec Science, vol. 24, no 6, 1986.

Bokmman, W. et W. A. Matheson, « Conserving the past: X-raying an 18th  century cannon », Canadian Society for Nondestructive Testing Journal, vol. 11, no 1, Duncan S. Pollock T. & Co. Ass., Ontario, 1990.

Braide, Janet G., « Beneath the Richelieu », Canadian Collector, vol. 16, no 3, Toronto, 1981.

Corbett, Urbin, « A soldier's buttons », Diver magazine, vol. 8, no 3, Vancouver, 1982.

Delisle, Esther, « Eau de toute part / The Deep », Inter-Canadian, Sterina inc., Québec, août 1988.

Famelart, Michel, « Analyse microscopique de bois et autres structures végétales provenant de fouilles archéologiques », Recherches archéologiques au Québec 1987-1988, Association des archéologues du Québec, 1989-1990.

Famelart, Michel, « Contribution de la botanique à la recherche en archéologie subaquatique au Québec », Traditions maritimes au Québec, Commission des biens culturels, Québec, 1985.

Gagné, Jean, « Archéologie maritime à Montréal : Le Lady Sherbrooke », L'escale nautique, vol. 24, Productions Maritimes, Québec, 1997.

Gendron, Louise, « Les secrets du Lady Sherbrooke », Québec Science, vol. 26, no 7, 1988.

Lalonde, Paul-Olivier, « L'Accomodation de John Molson », L'Escale, vol. 5, no 2, Québec, 1984.

Leney, Peter, « Shipwreck! », Concordia University Magazine, vol. 9, no 4, Montréal, 1986.

Léonard, Tristan, « L'archéologie subaquatique au Québec », La Plongée, vol. 12, no 3, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1985.

Léonard, Tristan, « Le Richelieu archéologique », La Plongée, vol. 11, no 4, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1984.

Lépine, André et Jean Bélisle, « L'épave du Lady Sherbrooke : Fouilles archéologiques », Recherches archéologiques au Québec 1984 à 1990, 1993.

Lépine, André, « A wreck believed to be a French "bateau" sunk during action in 1760 off Îsle-aux-Noix in the Richelieu river, Québec, Canada », International Journal of Nautical Archaeology & Underwater Exploration, vol. 10, no 1, Academic Press, London, 1981.

Lépine, André, « Discovery of a 19th century barge laden with iron ore near the village of St. Antoine in the Richelieu river, Québec, Canada », International Journal of Nautical Archaeology & Underwater Exploration, vol. 12, no 2, Academic Press, London, 1983.

Lépine, André, « Épave d'un bâtiment "marchand » du 18e siècle », Neptunia, no 161, Musée de la Marine, Paris, 1986.

Lépine, André, Expertise archéologique d'une épave de bateau sous les eaux du lac Memphrémagog, rapport présenté au Service des Études et Expertises de la Direction Générale du Patrimoine du ministère des Affaires Culturelles du Québec, décembre 1981.

Lépine, André, Île-aux-Noix, trois siècles d'histoire, Société du Musée Militaire et Maritime de Montréal, 1980.

Lépine, André, « L'épave du bateau français coulé lors des combats en 1760 au large de l'Île-aux-Noix sur la rivière Richelieu », La Plongée, vol. X, nos 3-4, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1983.

Lépine, André, Le naufrage de la flotte de l'Amiral Walker à l'île-aux-Oeufs en 1711, Société du Musée Militaire et Maritime de Montréal, 1977.

Lépine, André, Le Richelieu archéologique, Société du Musée Militaire et Maritime de Montréal, 1983.

Lépine, André, « Une porte vers le passé », En profondeur, Fédération québécoise des activités subaquatiques, vol. 3, no 3, 1998.

Lépine, André, « An 18th century wreck in the Richelieu river, Québec, Canada », International Journal of Nautical Archaeology & Underwater Exploration, vol. 8, no 4, Academic Press, London, 1979.

Lépine, André, Archéologie sous-marine : Épave d'un vaisseau ancien dans la Baie de Gaspé, Musée de Gaspé, vol. XXII, no 1, 1984.

Lépine, André, « Épave d'un vaisseau ancien dans la Baie de Gaspé », La Plongée , vol. 13, no 4, Fédération québécoise des activités subaquatiques, 1986.

Lewis, Walter, « La vapeur menée en bateau », Horizon Canada, vol. 4, no 44, Québec, 1985.

Logan, Judith, « Le traitement le plus long de l'ICC », Bulletin de l'Institut canadien de conservation, printemps/été 1989.

Peebles, Giovanna, « The Management of Vermont's Underwater Resources : A model for shared responsability », Proceedings of the sixteenth conference on underwater archaeology, no 4, Society for Historical Archaeology, Ann Harbor, Michigan, 1985.

Pothier, Louise, « Étude archéologique des artefacts de la collection subaquatique de la rivière Richelieu conservée au Musée David M. Stewart », mémoire de maîtrise présenté à l'Université Laval, mars 1986.

Roy, Jean-Louis, « L'Héritage maritime gaspésien », Musée de Gaspé, vol. XXI, no 2, 1983.

Turgeon, Pierre, « Lady Sherbrooke sort de l'eau sale », L'Actualité, vol. 13, no 2, 1988.

Waller, Adrian, « Les secrets du Richelieu » , La Revue, vol. 71, Compagnie Pétrolière Impériale Ltée, Toronto, 1987.

Comité d'Histoire et d'Archéologie Subaquatique du Québec
1435, Marie-Marthe Poyer
Chambly (Québec)
J3L 5Y9

Musée Stewart
Case Poste 1200, Succursale A
Montréal (Québec)
H3C 2Y9

Téléphone : 514 861-6701

Illustrations


1.  Abandonnée ou naufragée vers 1850 ? Cette épave d'un « passeur d'eau » repose à 5 mètres de profondeur dans la boue des berges de l'Île-aux-Noix, sur la rivière Richelieu. (Photo : CHASQ inc.)
2.  Les artefacts (terrine, bouteille, assiette, chope, pot, etc.), témoins du passé, nous fournissent des informations sur les groupes culturels qui les ont fabriqués, utilisés et rejetés.(Photo : CHASQ inc.)
3.  « Comme un spectre sorti de la pénombre pour éloigner les étrangers », une moque prisonnière de son estrope et dénudée de ses cordages reste stoïquement ancrée à la rambarde du voilier. (Photo : CHASQ inc.)
4.  Était-elle surchargée de briques ? Couchées sur l'escarpement sous-marin à 15 mètres de profondeur, cette « pirogue monoxyle assemblée » et sa cargaison ne sont jamais arrivées à destination. (Photo : CHASQ inc.)
5.  La frêle coque de bois du vaisseau a été disloquée, puis dévorée au cours des siècles par la mer. Des canons amputés de leurs affûts reposent sur un tumulus de pierres. Ils sont les seuls témoins du naufrage du navire sur le littoral gaspésien. (Photo : CHASQ inc.)
6.  Le John Molson, équipé pour la recherche sous-marine et utilisé comme plate-forme de travail sur le site de l'épave du vapeur P.S. Lady Sherbrooke. II mouilla pendant neuf saisons (1983-1993) dans une anse près de l'Île Sainte-Marguerite, dans le fleuve Saint-Laurent. (Photo : CHASQ inc.)
7.  Des sections complètes du bateau furent démontées sous l'eau par les archéologues-plongeurs puis renflouées après avoir été préalablement enregistrées in situ. Elles ont été ensuite remontées à bord du bateau de recherches afin d'en comprendre l'assemblage. (Photo : CHASQ inc.)
8.  Les archéologues examinent une carotte de sol retirée du remblai par la foreuse. Certaines carottes renfermaient des fragments de bois et des traces d'oxydation. (Photo : CHASQ inc.)
9.  Aidés par l'équipe de surface à bord du bateau-pneumatique, les archéologues-plongeurs se préparent à entreprendre l'examen sous-marin de la partie submergée de la paroi rocheuse du site Nisula, au lac de la Cassette, en Haute-Côte-Nord. (Photo : Ministère de la Culture et des Communications)


Page précédente